Vierge de Quito      
 
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HOMMAGE A PIERRE

DESTINATION ASIE 2008 - 2009

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Nous sommes deux amis, Pierre Froment et Joseph Brunet, passionnés par la grimpe et la montagne. Nous sommes partis à la conquête des hauts sommets d'Amérique du Sud cet été 2002, notre objectif : le Chimborazo (6310 mètres) en Equateur. Un PROJET AMBITIEUX...
Encadrés par deux guides de haute montagne - Sylvain et Jose-Luis - nous réalisons de nombreuses ascensions avant celle du CHIMBORAZO dans le but de suivre une acclimatation progressive pour que les chances de réussite soient plus importantes le jour de l'ascension finale. Les conditions météorologiques en EQUATEUR ne sont pas fameuses même si nous y sommes au moment supposé le meilleur. En cas de forte activité du volcan Tungurahua (fortes émissions de cendres transportées par les vents vers le CHIMBORAZO) et d'absence prolongée de chute de neige, l'ascension du CHIMBORAZO peut être dangereuse, voire quasi impossible.
Seule une météo médiocre et de mauvaises conditions sur la montagne elle-même pouvaient nous empêcher d'atteindre le sommet...
N O T R E   V O Y A G Epage 1page 2page 3
13 JUILLET Nous effectuons le trajet direct GRENOBLE - PARIS par le TGV. Nuit à PARIS, chez Clément, le cousin de Joseph qui nous accueille chaleureusement.
14 JUILLET
Nous prenons le RER en direction de l'aéroport de ROISSY CHARLES DE GAULLE et après une attente de 2 heures nous nous envolons vers QUITO en EQUATEUR, via AMSTERDAM, CURACAO, GUAYAQUIL. Un long voyage qui dure plus de 15 heures. Nous n'avons que très peu dormi dans l'avion mais suffisamment pour tenir debout la première journée.
15 JUILLET
Lors de notre arrivée à l'aéroport de QUITO nous sommes accueillis par notre guide Sylvain, déjà sur place. Nous avons de la chance - nous dit-il - car nos bagages sont arrivés en même temps que nous et nous n'aurons pas à les attendre durant douze heures. Sylvain nous présente notre chauffeur, Alberto, qui nous conduira avec son minibus à travers le pays. Après 4 heures de car nous arrivons à la LAGUNA CUICOCHA située près d'OTAVALO. Les routes équatoriennes sont assez bien entretenues contrairement à ce que l'on pourrait croire. Mais le problème se trouve au niveau du permis de conduire, il n'en existe pas vraiment car en fait, on achète tout simplement une autorisation de conduire. Nous avons donc au début eu un peu peur car les gens ne respectent pas le code et la police n'a pas de temps à consacrer à la sécurité routière. Mais au bout de quelques jours, on s'y habitue. Lorsqu'on arrive, beaucoup de choses nous paraissent très surprenantes comme par exemple les gens qui font la sieste sur le bas-côté de la route. Nous déjeunons dans un refuge, face à un lac volcanique, avant d'entreprendre notre première marche de 3 heures (entre 3000 et 3100 mètres d'altitude) autour de la lagune. Le spectacle que nous offrent les deux îlots au milieu du lac est époustouflant. Nous sommes à 3000 mètres et la végétation est encore dense. En fin d'après midi nous nous installons au refuge pour la nuit. Nous nous couchons tôt afin de ne pas trop accumuler de fatigue.
16 JUILLET Réveil à 5 heures du matin. Après avoir déjeuné nous allons, en car, en direction des LAGUNAS MOJANDA  (3700 mètres) afin d'y poursuivre notre acclimatation en gravissant dans la matinée le FUYA-FUYA (4263 mètres) puis dans l'après-midi le col MOJANDA (4000 mètres) avant de redescendre sur OTAVALO. Les Lagunas Mojanda sont superbes mais désertes ; à part nous, il n'y a personne si ce n'est deux ou trois touristes qui sont montés comme nous admirer le paysage. C'est étrange car on ressent la même sérénité que dans nos Alpes à la même altitude sauf que nous ne sommes pas dans le désert blanc de chez nous. La végétation prolifère encore à cette altitude. L'ascension du FUYA-FUYA n'est pas difficile, c'est un sommet "sec". Au sommet, nous ne voyons pas à dix mètres à cause du brouillard qui l'a enseveli... A midi, "nous cassons la croûte" au bord du lac. Nous pensions que la journée était terminée et que nous allions descendre avec Alberto et son véhicule mais Sylvain nous explique que le retour s'effectuera à pied, par le col MOJANDA qui n'est pas le chemin le plus court. Effectivement, nous arrivons à OTAVALO la nuit même. Nous avons effectué 10 heures de marche dans la journée. L'étape prévue le lendemain est annulée et reportée au jour suivant car Sylvain nous estime trop fatigués pour continuer. Nuit dans un hôtel d'Otavalo.
17 JUILLET Pendant cette journée de récupération, le matin nous visitons le marché artisanal d'OTAVALO sur la plaza de Ponchos. Les équatoriens voient tout de suite que nous sommes étrangers avec notre couleur de peau, nos cheveux et notre style vestimentaire. Dès qu'ils nous voient, les marchands accourent pour nous proposer des tapisseries, des hamacs et même des aquarelles. Nous n'avons, non seulement pas l'argent, mais également pas la place de transporter tout cela car nous sommes en perpétuel déplacement avec nos bagages. Nous nous laissons quand même tenter, nous achetons une écharpe soyeuse. En Equateur, les marchands ambulants et les petits commerçants n'indiquent pas de prix précis et le fixent eux-mêmes, instantanément avant l'achat. Il faut alors négocier si l'on veut espérer abaisser le coût mais c'est tout un art. L'après-midi est consacré à la visite du village de SAN PABLO qui ne se situe pas loin d'Otavalo. Dès notre arrivée, nous sentons que le lieu est plus pauvre que les précédents. Les habitations sont moins solides mais le plus frappant, c'est le nombre d'enfants dans la rue qui cherchent à vendre des bracelets de perles au premier passant, qu'il soit étranger ou équatorien. Nous contemplons les métiers à tisser. Le plus impressionnant, ce sont les fabricants d'instruments de musique sud-américains qui ont d'ailleurs monté ensemble un groupe de musique et ont même réussi à produire un album CD de leur composition. Ils nous expliquent comment ils fabriquent les instruments ; il en existe de différents bois, de différentes tailles. Les sons sont différents en fonction du bois avec lequel l'instrument est construit. L'un d'entre eux nous fabrique une flûte de Pan en moins de 5 minutes : impression-nant !!! Nous entrons ensuite dans le magasin d'instruments où nous découvrons des flûtes de Pan de toutes tailles, des guitares avec une vingtaine de cordes, et même des coquillages vides qui font office d'instruments à percussion dans l'orchestre. Pour terminer, les musiciens nous proposent de nous jouer un morceau. Le chef du groupe est le plus impressionnant : il a réussi à installer une flûte de Pan sur sa guitare et joue des deux instruments à la fois tout en chantant. La soirée arrive et nous passerons la nuit dans une auberge rudimentaire.
18 JUILLET Réveil à 4 heures pour l'ascension de l'IMBABURA (4630 mètres) qui surplombe OTAVALO. Nous effectuons le trajet qui sépare l'auberge du point de départ de l'ascension dans une bétaillère qui nous monte jusqu'à 3200 mètres. Nous mettrons 6 heures pour atteindre le sommet. A 4400 mètres, nous atteignons l'arête sommitale de l'Imbabura. A partir de cette altitude, il n'y a plus de végétation mais que des rochers. Au moment où nous arrivons sur l'arête, un vent violent et froid nous repousse. Nous mettons les vestes de haute altitude et nous nous engageons dans le froid et le vent. Il faut faire attention où l'on met les pieds car ici, une chute serait fatale. Dix minutes plus tard, le vent se calme. Nous arrivons au sommet et nous ne voyons toujours rien à cause du brouillard qui persiste. Nous nous restaurons puis entamons la descente. Plus bas, le vent se met à soufler de plus belle. Mais nous arrivons à la fin de l'arête et nous sommes ainsi à l'abri. La descente dans les herbes est très rapide, nous courons le plus vite possible. Les 700 derniers mètres ont été descendus en moins d'un quart d'heure. De temps en temps, on s'arrête quelques secondes pour reprendre notre souffle, qui est court à cette altitude, même dans la descente. Nous mangeons en attendant la bétaillère qui nous ramènera à l'auberge où nous avons laissé nos affaires. Nous quittons le secteur d'Otavalo pour retourner à Quito, où nous gravirons une autre série de sommets, plus hauts cette fois-ci. Retour le soir, après 4 heures de car, à QUITO et nuit à l'hôtel.
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